Problématique et définitions
Plusieurs noms peuvent être utilisés pour définir un bois. Sur le plan pratique, l’utilisateur recherche dans un bois des propriétés physiques, mécaniques et esthétiques les plus homogènes possibles. Etant donné que les caractéristiques d’un bois dépendent des arrangements cellulaires des arbres, on entend par « essence » un ensemble d’espèces botaniques d’arbres qui produisent du bois dont les caractéristiques sont uniformes.
Afin de compléter cette définition, il convient de préciser que les scientifiques identifient une « espèce » (botanique) avec des critères de reconnaissance portant sur les feuilles, les fleurs et les fruits. Les botanistes ont établi une classification du règne végétal et ils ont donné à chaque arbre un nom latin composé de son « genre » et de son « espèce ». Exemple : Quercus (nom de genre) robur (nom d’espèce) est une des espèces botaniques d’arbre produisant le chêne blanc d’Europe.
Sur le plan scientifique ou administratif, l’emploi des noms botaniques se justifient compte tenu de la fiabilité. Mais aux yeux des consommateurs, ils restent difficiles à retenir. D’autre part, les utilisateurs s’intéressent à l’essence d’un bois, qui regroupe plusieurs espèces (voire plusieurs genres). Quand ils disposent d’une pièce de bois, rien ne leur garantit qu’elle soit issue d’une espèce d’arbre bien précise.

Comme ce nom botanique est inadapté à la vie quotidienne, l’homme à tout naturellement donné des noms communs aux essences de bois et ce depuis des temps ancestraux. Il s’agit des noms dits « vernaculaire ». Malheureusement, pour une même essence, il existe autant de noms vernaculaires que de langues et coutumes différentes. La multitude de noms vernaculaires donnés dans différents régions, fait qu’un même nom correspond parfois à des essences différentes. L’utilisation locale d’une essence ne pose généralement pas de problème, mais sur de grandes distances, cette variété de noms vernaculaires représente un risque de confusion.
Outils
La filière des bois tropicaux étant particulièrement concernée par cette distance séparant le lieu de production de celui de l’utilisation d’un bois, l’ATIBT a établi à partir de 1954 une nomenclature générale des bois tropicaux. Celle-ci définie pour chaque essence un « nom pilote » unique reconnu internationalement avec l’ensemble des espèces botaniques qu’il regroupe. Le choix du nom pilote s’effectue arbitrairement par les professionnels en retenant le nom le plus populaire. Grâce à cet outil, il est possible de retrouver l’essence depuis un nom vernaculaire ou botanique rarement usité. En 2016, des experts ont effectué la dernière mise à jour.
Une approche normative a également été entreprise afin de pallier le problème des diverses appellations des bois. Au niveau français, la norme B50-001 et au niveau européen, la norme EN 13556 recense les noms des bois utilisés en Europe. Cette dernière définit un code à 4 lettres notamment utilisé pour le marquage CE et le RBUE. Exemple : le chêne blanc d’Europe (Quercus petraea, Q. robur) est identifié par QCXE.
Pour plus d’information : https://www.researchgate.net/publication/341932142_LES_NOMS_DES_BOIS


Une réflexion au sujet de « LES NOMS DES BOIS »
Hi, this is a comment.
To get started with moderating, editing, and deleting comments, please visit the Comments screen in the dashboard.
Commenter avatars come from Gravatar.